L'exposition en photos
Le Papillon est une petite surface d’exposition nomade conçue comme un projet pédagogique.
En tant qu’espace d’exposition, il interroge les formes de l’exposition et les contextes dans lequel il est situé. Ses dimensions modestes, sa matérialité, sa légèreté, son principe d’économie incitent à envisager l’exposition autrement. Les présentations publiques du Papillon sont ponctuelles et éphémères. Le Papillon peut être investi par un/e étudiant/e, par un/e artiste invité/e, par un/e commissaire invité/e. Les lieux de présentation peuvent varier en fonction du contenu de l’exposition et des intervenants. Chaque exposition au Papillon est entièrement conçue et réalisée par le ou les intervenants qu’ils soient étudiants, anciens étudiants, artistes, ou commissaires indépendants.
Ce lieu nomade fonctionne comme un lieu d’exposition itinérant : invitation, montage, vernissage, visite, événement, démontage. Chaque exposition est accompagnée des outils de médiation minimum et nécessaires à la communication de l’événement. Leur conception et leur réalisation reviennent aux intervenants, à l’équipe de coordination et aux étudiants impliqués dans le projet.
Tend(err)on se tient sur une ligne de faille entre organisme, corps et objet, comme un seuil vivant où tout hésite encore à se figer. Cette sculpture abrite son propre écosystème, un monde de matières qui se parasitent, se dévorent et se régénèrent, où prolifère une faune étrange d’images d’os, de tendons, de cheveux.
À travers la craquelure d’un objet minimaliste, ouvert désormais comme un sarcophage à hauteur humaine, s’entrevoient les restes d’un corps, toujours en train de se faire et pourtant déjà livré à la dissection. Le regard glisse dans cette fissure comme dans une plaie, rencontre des fragments, des membranes, des amas de chair suspendus entre l’intime et le monstrueux.
En filigrane, hantent le travail les figures du « corps ouvert » dans l’histoire de l’art, les carcasses exposées, écorchées, suspendues, dont celles de Rembrandt et les peintres baroques, où la chair devient à la fois paysage et incarnation de la matière.